En français S.V.P !
// février 25th, 2013 // Pas de Commentaires »// Blog
Je suis de retour à Montréal après un mois en tournée à travers le pays. Moncton, Québec, Métabetchouan, Winnipeg, St-George, St-Claude, Notre-Dame de Lourdes, St-Boniface et la Broquerie. Ces villes et villages du Nouveau-Brunswick, du Québec et du Manitoba ont une chose en commun : leur francophonie. J’ai visité ces villes-là dans le cadre des Rendez-Vous de la Francophonie. Je suis tout d’abord très reconnaissant auprès de Juste Pour Rire de m’avoir donné la chance de voyager pour faire mon métier qui est en soit génial, mais aussi de mes collègues humoristes avec qui j’ai pu tisser des nouveaux liens entres autres : Pierre-Bruno Rivard, Korine Coté, Jeremy Demay, Boucar Diouf, Les 2 gars s’essaye, Michel Roy, Luc Leblanc, la S.I.M. et tous les autres fous que j’ai rencontrés durant mon périple. Ce que je retiens de ce voyage est que tout d’abord j’aime de plus en plus mon métier. Je l’apprécie, le respecte, et le perfectionne jour après jour, mais encore, que la francophonie est très active et valorisée à l’extérieur du Québec. C’est incroyable pour moi de voir à quel point la conservation de la langue de Molière est nécessaire, vitale, primordiale et essentielle. On ne nous a jamais dit dans notre cours d’histoire-géo secondaire 4 qu’il y avait autant de francophones à l’extérieur du Québec, et je ne parle pas de Québécois qui sont allés travailler au nord de l’Alberta pour faire du cash mais bien de Franco-Manitobains et d’Acadiens du Nouveau-Brunswick. Il semble qu’il existe bien plus qu’un village d’irréductibles gaulois. Ce qui est fascinant d’observer dans cette réalité francophone du « rest of Canada », le combat linguistique et la conservation du français semblent être tout sauf partisan. C’est viscéral et nécessaire à leur survie. On pourrait croire que je parle que de petits vieux qui ont la nostalgie de leur jeunesse et de leur bagage, bien au contraire!. Je me rappelle être à Moncton et voir pendant une soirée après un show, cinq jeunes Acadiens en train de chanter des chansons acadiennes qui racontent leur histoire et leur éternel combat pour leur survie. Mais ce qui était extraordinaire c’est de voir ces jeunes chanter avec autant de passion, comme s’ils pleuraient chaque mot, un cri du cœur, un combat qui est mené depuis des générations et qui est de leur devoir de mener à terme. J’ai aussi appris que la communauté franco-manitobaine est la plus grosse communauté francophone à l’Ouest-du-Québec, que la ceinture fléchée vient en fait des trappeurs et des voyageurs qui venaient de cette région pour faire la traite des fourrures, et que dans les plaines canadiennes si ton chien se sauve tu peux le regarder courir pendant huit heures! Quand je reviens à Montréal et je vois qu’on est en train de perdre notre temps à savoir si on dit Pasta ou pâtes alimentaires, hot-dog ou chien-chaud, WC ou toilettes, je me dis que les gens qui ont peur de l’extinction de la langue française en Amérique du Nord peuvent respirer un peu plus calmement et reconnaitre qu’ils ont des cousins qui se battent jour après jour! Je reviens grandi de cette expérience qui fut autant professionnelle, qu’humaine et anthropologique. Je dis encore une fois merci à tous ces gens qui nous ont accueillis dans leur village, dans leur maison, dans leur chez eux et je leur dis merci de nous avoir fait sentir chez nous !
Merci !!!
// août 1st, 2012 // Pas de Commentaires »// Blog
C’est déjà fini! Un mois complètement surréaliste, mais oh combien amusant. Je termine ce Festival Juste Pour Rire heureux, content, comblé, motivé, fatigué,usé, conscient, et surtout joyeux. Je comprends après plus de 25heures sur scène en moins d’un mois que c’est là que je me sens le mieux. Par où commencer? La réponse du public a été merveilleuse. À chaque fois que je me suis présenté sur scène, les gens ont embarqué directement. Dans ma série de 60 minutes, j’ai découvert ce que représente une complicité avec un public, et le vrai sens de s’amuser sur scène! J’ai eu l’honneur de jouer à guichet fermé tous les soirs et je dois vous dire que j’ai apprécié chaque seconde de ces spectacles. Et puis il y a eu tous les différents spectacles auxquels j’ai participé. Le Gala de Gregory Charles, le Couscous Comedy Show, Le show Franglos, je dois dire que j’aime bien jouer en anglais. Les scènes extérieures Lotto Quebec, le gala français de Jean-Luc Lemoine qui sera diffusé sur la chaine comedy en France a l’automne, et comment oublier le Juste Pour Rocker. Dans ce show complètement malade, j’ai eu la chance de jouer avec des gens incroyables qui sont devenus, je le crois bien, mes amis. Je parle bien sûr des Trois Heures On Farme avec Siguoin, Julie Tremblay , Marc Denoncourt, Pat Tremblay et Devon. Une gang d’humoristes qui se sont regroupés pour former un « rock band » et jouer de la musique qui leur fait du bien. Wow! Quel beau projet ! Je ne croyais jamais que j’allais autant m’amuser et surtout que la réponse aller être si positive. Mais tout cela a été possible grâce à des gens qui sont derrière la scène et j’aimerais prendre le temps de remercier ces gens. Merci à Francois Simard pour tout le support et les judicieux conseils. Merci à mes auteurs et à toute l’équipe: Adib Alkhalidey, Thomas Levac, Simon Delisle, et Daniel Thibeault. Merci a toute l’équipe du Zoofest: Martin Durocher, Claude Myre Bisaillon, Audrey Rousseau, Frédérik-Toran Nissen et plus particulièrement Pascal Moisan mon Producteur délégué, ainsi que toute l’équipe du Monument National: Angie, Big, Seb et Kevin. J’aimerais aussi remercier ma Production et les gens chez JPR: les jumelles Rozon, Veronique Trepanier, Fannie Bissonette, ainsi que toute l’équipe du bureau! Et un merci tout particulier aux techniciens des arts de la Rue … Alejandro! A tout ce monde, je dis un gros Merci! Mais ce festival n’aurais jamais été pensable sans vous public qui soir après soir a rechargé mes batteries et m’a donné l’énergie et la motivation nécessaire pour passer à travers ce mois de pure folie. Mamaaaan c’est finiiiiiiii!!!! Je crois que ce n’est clairement pas fini. On prend une petite pause d’un mois et après on retourne en force pour démarrer la prochaine saison!
En terminant j’aimerais féliciter mes collègues pour leurs nominations, soit Korine Coté et Jonathant Roberge, L’une révélation de l’année et l’autre coup de coeur du Festival Juste pour Rire! Bravo!!!
D’ici là je vous dit encore MERCI et à bientôt!
Half-Time!
// juillet 17th, 2012 // 1 Commentaire »// Blog
Me voilà arrivé à mi-chemin de cette folle aventure qu’est un Festival Juste Pour Rire! Ca va vite, on rencontre plein de gens, on est sollicité un peu partout, on peut faire jusqu’à quatre scènes différentes par jour, les journées sont longues, il fait chaud, on est stresser et angoisser; mais en même temps ce sont les plus belles deux semaines que j’ai passer depuis longtemps. Je suis en train de vivre un rêve. Je suis sur scène tous les soirs. Je fais autant de l’humour que de la musique, mes deux passions. Les spectacles se déroulent à merveille, la revue de presse est géniale, et la réponse du public est tellement belle et généreuse qu’elle confirme et valide tous les sacrifices et le travail qui ont été mis dans cette dernière année. Je m’amuse sur scène, j’ai tellement de plaisir que je ne veux plus descendre. Je suis en train de réaliser que j’ai la chance de pouvoir faire ce que j’aime, ce qui me passionne, et ça, sa vaut des millions. Maintenant, place à la deuxième mi-temps! Au menu? Une scène extérieure, un gala JPR, Le Couscous Commedy Show, encore trois spectacles de 60 minutes et six spectacles de musique avec les Trois Heures on Farme! Je dois vous dire que ce menu me plait!
C’est parti !!!
// juillet 6th, 2012 // Pas de Commentaires »// Blog
Alors voilà, après tout ce stress, ces angoisses, cette attente, cette excitation, cette fébrilité, ces peurs; l’été débute enfin! Hier, c’était la première de mon spectacle Neev en 60 minutes. Le coup d’envoi est donné pour ce qui s’annonce être les trois semaines les plus folles de ma vie. La journée a démarré vers 4h45 avant même que le soleil se lève. J’imagine que toute cette excitation ne fait pas bon ménage avec le sommeil. Je me retrouvais à l’âge de 9 ans le matin du premier jour de camp. Je tourne en rond dans la maison comme un lion en cage. Mais, après avoir parlé à mon père autour d’un café, il me rappel que ya plus rien que je puisse faire et seulement de profiter de ma journée. Ça me calme! Mon soundcheck est à 16h30. Juste avant je rencontre un groupe de jeunes qui font partie d’un programme qui leur permet de travailler en stage à la billetterie Juste Pour Rire. On a parlé pendant presque une demi-heure. Je leur ai parlé un peu de mon parcours et de ce que je vis présentement c’est à dire un rêve! Je suis en coulisse du Monument National et là les Français débarquent. Juste avant mon spectacle il y a le Cabaret des Maudits Français animé par Jérémie Demay. Je revois mes collègues humoristes français que j’avais rencontrés pendant mon voyage à Paris en mars. Kheiron, Candiie, Alex Barbe et je rencontre pour la première fois La Bajon. Mike Ward est là aussi, on discute un peu ensemble et le temps de le dire on m’annonce que mon spectacle débute dans 20 minutes. À partir de ce moment-là, je comprends que le but de tout ce travail est de s’amuser. Je monte sur scène et là c’est parti!
Voila ce qui a été écrit dans le journal La Presse de ce matin:
L’humoriste Neev, avec son accent sépharade rempli de soleil, a mis le public dans sa poche, ce jeudi soir au Studio Hydro-Québec du Monument-National, avec ses histoires simples sur sa vie de Montréalais fils de juifs marocains. Des anecdotes du quotidien pleines de tendresse, d’autodérision et d’intelligence.
C’est avec un tam-tam effréné qu’il a débuté son spectacle, «mon plus gros effort physique de la soirée!», a-t-il prévenu avant de parler de son embonpoint (moins évident qu’avant), de son désir permanent de manger et des obèses qui devraient faire de la compétition sportive.
«Des Olympiques d’obèses, ce serait drôle. Une compétition qui s’appellerait ‘Le mets-toi debout’, en allongeant avant les obèses au sol! Pan! C’est parti! Allez, mets-toi debout!»
Il a parlé de ses maladies, de ses pierres aux reins et d’appendicite. «Un appendice sur l’intestin, ça ne sert à rien. C’est comme un aileron sur une Yaris!»
Il a fait un retour sur sa jeunesse, quand une enseignante l’avait obligé, lui le fils de la directrice, à conjuguer les verbes mourir, égorger, étrangler, calciner, etc… et quand ses parents ne le frappaient pas, mais le zébraient!
Brève allusion au conflit étudiant quand il a conseillé aux spectateurs d’arrêter de regarder LCN et RDI et leurs images d’une vitre brisée qui tournent en boucle: «On est rendu souhaiter vivre en Syrie quand on regarde ça! Quand même!»
Neev est à son meilleur quand il imite un Africain, un cocaïnomane colombien, un Libanais, un homosexuel mexicain ou un chauffeur haïtien.
Après avoir présenté le numéro sur le multiculturalisme qu’il avait déjà fait en première de Gad Elmaleh (son premier gros succès en 2009), il a rappelé avec sa guitare et une toune de Bob Marley qu’il a déjà été musicien dans un groupe… pour plaire aux femmes.
Quelques notes de musique plus tard, il évoquait un voyage en Jamaïque où il a rencontré des «épiciers» sur la plage qui vendaient «des herbes de Provence»!
Puis, il a tapé un peu mais pas trop sur les Américains en vacances sur cette île des Caraïbes, la fille de la Caroline du Nord qui lui disant adorer l’Europe quand il lui avait soufflé venir de Montréal!
Avant de reprendre sa guitare et de se lancer dans un blues pas piqué des vers pour conclure sa performance, saluée debout.
Bon show de Neev. Beaucoup de charme et de talent. Oui, Neev, un gros, gros talent.


